Transports en Ile-de-France : le bon sens de Gilles Carrez

Gilles Carrez, rapporteur du budget de l’Etat à l’Assemblée nationale et élu local de la petite couronne parisienne, a remis ses premières propositions sur le financement du développement des transports en commun en Ile-de-France, et notamment le projet de grande rocade de métro automatique voulu par Christian Blanc.

Ces propositions n’ont rien de révolutionnaire : on augmente un peu le versement transports, on escompte une hausse de la masse tarifaire par suite de la fréquentation accrue (hum …), on taxe un peu les plus-values foncières permises par l’aménagement d’une ligne de transport en commun (tout en ayant conscience que ce n’est pas le pactole annoncé par certains …), on récupère la taxe sur les bureaux. Du bon sens …

Plusieurs points méritent cependant commentaires.

  • on augmente les procès-verbaux de stationnement de 11 à 20 €. C’est pertinent, car ceux-ci n’ont pas bougé depuis longtemps, et le mo,ntant n’est plus dissuassif en petite courone étant donné le prix de l’heure de stationnement. Mais c’est aussi contradictoire avec la volonté exprimée par de nombreux élus de voir dépénaliser les amendes en question pour en faire un véritable outil d’aménagement de centre ville et instituer ainsi des « redevances majorées » pour ceux qui n’auraient pas spontanément payé le stationnement …
  • Gilles Carrez a eu l’excellente idée de ne pas recourir à la « recette miracle » en matière de financement public, qu’est le fameux « partenariat public-privé ». Parce que le public finit toujours par rembourser – avec intérêts élevés – l’argent que le privé a investi dans ce genre de montage. Le privé n’est pas philanthrope ! Gilles Carrez a raison de se méfier du coput à terme de ces montages essentiellement « communicants »
  • Gilles Carrez n’oublie pas d’insister sur le fait que toute nouvelle ligne générera du déficit d’exploitation qu’il faudra bien combler. Il n’y a pas que le financement de l’investissement qui compte .

Au total, des propositions réalistes. Reste à savoir si les propres amis de Gilles Carrez les accepteront. Rien n’est moins sûr, à en juger par les premières réactions …