1ères Assises de la métropole : l’essentiel des débats

Evènement impensable il y a quelques années, les Assises de la métropole ont réuni pour la première fois près de 200 élus franciliens de gauche et de droite pour confronter leurs idées sur le Grand Paris.

Les bases ont été jetées d’un « syndicat mixte ouvert » qui remplacera la conférence métropolitaine et devra aborder les questions de la solidarité financière et des inégalités territoriales en Ile-de-France.
J’y ai personnellement défendu l’idée que les élus veulent pouvoir orienter les décisions que l’Etat pourrait prendre, notamment en matière de redistribution des richesses entre les communes.

De J.-P. Huchon à P. Devedjian ou encore R. Karoutchi, le consensus a donc émergé autour de la création du syndicat mixte, qui constitue une étape importante du processus de formation institutionnelle du Grand Paris mais n’est pas une fin en soi.

Le secrétaire d’Etat au développement de la région-capitale, Christian Blanc, a promis qu’il ne serait pas « un technocrate enfermé dans une tour de science » et serait à l’écoute des élus locaux, tandis que B. Delanoë a plaidé en faveur d’un partage accrû des ressources, estimant qu’il faudra « être beaucoup plus ambitieux en matière de solidarité des moyens« . C. Bartolone a proposé la mutualisation des droits de mutation à l’échelle de la région dès le 1er janvier 2009, et M. Huchon souhaite tripler les moyens du FSRIF.

A l’issue de la matinée, Laurent Lafon, maire de Vincennes, a exposé la méthode de travail en présentant les différents groupes qui auront vocation à devenir des commissions au sein du futur syndicat mixte, à savoir :

  • développement économique et emploi
  • logement et habitat
  • déplacements dans le cadre du développement durable
  • finances
  • gouvernance

Les travaux de ces groupes débuteront à l’automne prochain.