AMF : « Le moment venu, une candidature m’intéressera », confie le maire de Sceaux, Philippe Laurent
Article le 25 mars 2026 dans La Tribune

Réélu dimanche soir, le maire (UDI) de Sceaux (Hauts-de-Seine), Philippe Laurent, se positionne déjà pour l’Association des maires de France (AMF). Son actuel résident, le maire (Nouvelle Énergie) de Cannes, David Lisnard, vient de quitter les Républicains.
Coup de tonnerre ce mercredi matin sur l’antenne de BFMTV : le maire de Cannes, David Lisnard, réélu dès le premier tour des élections municipales avec 81 % des voix, a déclaré « ne plus rien avoir à faire » chez Les Républicains. « Depuis le vote de confiance à François Bayrou, depuis l’abandon de la réforme des retraites, depuis les ambiguïtés sur le gouvernement – participer ou pas –, je pense qu’il n’y a aucune lisibilité, aucune cohérence, aucune constance », a ajouté celui qui reste, à ce stade, président (Nouvelle Énergie) de l’Association des maires de France (AMF).
Autonomie à l’égard de la campagne présidentielle
Une AMF encore secouée par la défaite à Issoudun (Indre) du premier vice-président délégué historique, le socialiste André Laignel, également président du Comité des finances locales, et, dans une moindre mesure, par celle de son camarade Antoine Homé, édile de Wittenheim (Alsace) et co-président de la Commission des finances. En théorie, tous les trois peuvent garder leur titre jusqu’en novembre prochain, date du prochain congrès.
« C’est la maison de tous les maires et de tous les présidents d’intercommunalité. Nous avons besoin d’une AMF qui ait une forme d’autonomie et qui ne soit pas engagée dans les batailles politiques, y compris celle de la présidentielle. Elle doit faire la promotion des maires et rassembler les élus de toutes les obédiences », poursuit Philippe Laurent, dans une allusion à peine voilée aux ambitions de David Lisnard.
Travailler davantage avec le monde économique
Le maire de Cannes « n’a pas fait un mauvais travail et a su garder l’unité de l’association », tempère aussitôt le maire de Sceaux. Qui regrette néanmoins que l’AMF « ait perdu un peu de terrain avec les autres associations d’élus et qu’elle n’existe pas en dehors des relations avec le gouvernement et le parlement ».
Il y a cinq ans, Philippe Laurent souhaitait déjà travailler davantage avec les autres associations d’élus, les syndicats et le monde économique. De la même
façon qu’il entendait maintenir des rendez-vous réguliers avec les grandes organisations de la fabrique de la ville, type Fédération française du bâtiment – qui vient de changer de président – ou Fédération nationale des travaux publics, et développer des outils communs comme des observatoires.
En attendant que le mandat de président de l’Association des maires de France (AMF) se libère, l’édile va, lui, rester président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) – le renouvellement aura lieu en février-mars 2027 après les élections professionnelles de décembre prochain – et de la Fédération des entreprises publiques locales (Fédé des EPL) où un(e) socialiste lui succédera en octobre.
