Les enjeux de la réforme des collectivités locales

Quelles sont les économies d’échelles et de doublons qu’une telle réforme doit permettre de réaliser ?

Ces économies, si elles existent, sont nécessairement limitées. En effet, ce qui coûte, ce ne sont pas tant les structures elles-mêmes que les politiques publiques qu’elles mettent en œuvre. Que veut-on faire ? Fusionner deux niveaux de collectivités et confier au niveau fusionné l’élaboration, la mise en œuvre et le financement de l’ensemble des politiques publiques et des compétences qui étaient celles des deux niveaux ? Ou remettre en cause sur le fond les politiques menées ? Ce n’est pas la même chose. Dans le premier cas, on économisera quelques postes de secrétariat de président et de chauffeur, au mieux.
Il y a en revanche des doublons à supprimer, ce sont ceux entre les collectivités locales et l’Etat. Ce dernier a très insuffisamment tiré les conclusions de la décentralisation. Les services de l’Etat, qui mettaient en œuvre les compétences transférées, sont pour la plupart restés en poste. Et ils tentent de garder leur pouvoir en édictant de plus en plus de textes et de normes qui viennent renchérir le coût des compétences transférées, ceci avec la complicité passive des parlementaires.
Si l’on souhaite véritablement économiser, il faut aller au bout de la logique de transfert de compétences et transférer aussi une partie du pouvoir réglementaire. Mais ceci suppose une véritable « révolution culturelle » de l’Etat que celui-ci n’est absolument pas prêt à opérer, encore moins aujourd’hui qu’hier comme le montre le phénomène de « globalisation » et de re-centralisation des finances publiques généré par le mécanisme des critères de Maastricht.

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Aménagement et construction durables en Ile-de-France

Les élus sont les garants de la qualité environnementale des bâtiments publics

Quelles sont les missions des conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) et comment contribuent-t-ils à la lutte contre l’étalement urbain en Île-de-France ?

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"Décentralisation : sortir enfin de l’ambiguïté"

Les Echos – 18 avril 2007


Il n’y a pas eu d’ « Acte II ». Il y a eu, tout au plus, une réorganisation administrative voulue par l’appareil d’Etat, désireux de laisser à d’autres l’intendance, tout en continuant à fixer les règles du jeu. Les assemblées locales et leurs exécutifs n’ont gagné, dans la loi dite de « décentralisation » de 2004, aucune once de pouvoir nouveau, ni aucune marge de manœuvre financière ou fiscale.

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Décentralisation : un gâchis bien commode !

Tout a pris fin le vendredi 28 février 2003, à Rouen. Ce jour-là, le premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, prononçait un discours qu’il voulait fondateur, en clôturant le tour de France des « assises des libertés locales ». Dès son discours de politique générale, début juillet 2002, il avait fait de la « république des proximités » l’une des quatre têtes de chapitres de son action gouvernementale.

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L’absence dans la campagne présidentielle d’une vraie réflexion sur le rôle et la place des collectivités locales est regrettable

Intervenant dans le cadre de plusieurs colloques et table-rondes à l’occasion des débats précédant l’élection présidentielle, Philippe Laurent, maire de Sceaux et président de la commission de Finances de l’Association des maires de France, a à plusieurs reprises regretté le peu d’intérêt manifesté par la plupart des candidats pour le rôle et la place des collectivités locales et des élus locaux dans la France de demain, comme d’ailleurs pour le rôle et la place de la France dans l’Europe.

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Mon avis sur la campagne électorale

L'INVITÉ DU MOIS : Philippe LAURENT
Vi ce-Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine, Maire de Sceaux

Newsletter UDF 92: Plus François BAYROU recontre de sympathie dans l'opinion, plus les critiques se font vives de la part de ses adversaires. L'une d'elles porte sur "avec quelle majorité gouvernera-t-il ?". Que répondez-vous ?
Philippe LAURENT : Il n’y a pas d’exemple de président venant d’être élu qui n’ait eu à sa disposition une majorité présidentielle à l’Assemblée.

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Sceaux et son cadre de vie

Interview publiée dans Paysages actualités, en 2003

  1. Sceaux mène depuis plusieurs années une politique résolument axée sur la qualification de son cadre de vie. Quels sont les grands axes de cette politique?

Cette politique a aussi été celle de mes prédécesseurs depuis pratiquement la dernière guerre, mais il est vrai que nous l’avons accentué ces dernières années.

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Et si on parlait de l’espace public ?

Article paru dans la revue "Centraliens", juin 2004

Peut-on et doit-on parler d’urbanisme sans parler d’espace public ? On l’a longtemps cru. Certains le croient encore. Et pourtant … c’est au moins autant l’espace public que le bâtiment qui fait la ville, la rencontre, la vie. Réflexions autour d’un thème négligé parce que peut-être trop présent au quotidien.

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